Les
maréchaux 
LANNES Jean ( 10 avril 1769 - 31 mai 1809 )
Second fils de fermier, Jean Lannes s'est engagé en 1792, à l'âge de 23 ans, 4
ans plus tard il fut promu général. Figure brave et authentique, il reçu
blessures sur blessures sans jamais abandonner son poste. Sa bravoure sauva
Napoléon à la bataille d'Arcole. Ils furent amis jusqu'à ce que Lannes soit
mortellement blessé à Essling. Bien que peu éduqué, souvent dépourvu de tact,
son commandement des armées était indubitablement exceptionnel.
Il rencontre Bonaparte le 14 avril 1796, et l'impressionne. L'amitié,
indestructible jusqu'à la mort, vient de cette année-là. Il suit son ami et chef
en Égypte et se distingue à tous les affrontements. Nommé général de division,
il justifie son titre à Marengo, après le coup d'état de Bonaparte. Il est
ambassadeur à Lisbonne, puis maréchal de France et Grand Aigle de la Légion
d'honneur, commandant le cinquième corps d'armée. Comme beaucoup de ces égaux
maréchaux, il se couvre de gloire à Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland,... il
est Duc de Montebello en , 1808 Lors de la campagne d'Autriche en 1809, il meurt
à Essling, le 31 mai, suite des blessures reçues par un boulet, donnant la
victoire à Napoléon. Sa mort affecta durement l'Empereur, qui commença pour la
première fois à sentir son empire basculé.
BERTHIER Louis Alexandre ( 20 février 1753 - 1 juin 1815 )
Il est nommé Prince de Neufchâtel en 1806 et Prince de Wagram en 1809. C’est un
chef d'état major accompli, probablement l'un des meilleurs Maréchaux de
Napoléon. Il était un homme discipliné, comique et possédant une extraordinaire
capacité à travailler. Il est le seul qui sache traduire la pensée du maître et
communiquer parfaitement les ordres aux chefs d'unités en campagne. Il participe
au coup d'État de Brumaire, et ses compétences et sa fidélité sont récompensés
par la nomination au poste de ministre de la Guerre. Commandant nominal de
l'armée de réserve. Napoléon le fait maréchal d'Empire dès la première promotion
de mai 1804 ; il est Grand Aigle de la Légion d'honneur l'année suivante et
major général de la Grande Armée. Présent à Austerlitz, à Iéna, à Eylau et à
Friedland, il est nommé vice connétable de l'Empire et prince souverain de
Neuchâtel, en attendant de devenir prince de Wagram.
BESSIERES Jean Baptiste ( 6 août 1768- 1 mai 1813 )
Jean-Baptiste Bessières fut un officier capable mais sans grand esprit
d'initiative, souvent indécis sur le front. Son amitié avec Murat et celle de sa
femme avec le couple impérial ont sans doute joué un rôle important pour son
succès. C'est à la grande peine de Napoléon qu'il s'est éteint, foudroyé par un
canon à la veille de la bataille de Lutzen. Il est nommé à vingt et un an
commandant en second . Il a la chance d'être transféré avec son corps d'armée à
l'armée d'Italie, dont Bonaparte vient de recevoir le commandement. Il y
retrouve Murat, son vieil ami. Napoléon le remarque et le nomme chef d'escadron.
On préféra le laisser parmi les hommes pour que sa hargne et son art militaire
soient suivis par tous. Mais Bessières n'en prend pas ombrage, et fait son
travail avec un dévouement inébranlable. Sa ténacité est bientôt récompensé : il
est nommé chef d'une petite unité de guides chargés de défendre Bonaparte. Après
le 18 Brumaire, il se voit commander les grenadiers à cheval de la Garde
consulaire, qui entrera bientôt dans la légende sous le nom de Garde impériale.
Les honneurs commencent à pleuvoir : maréchal d'Empire, Grand Aigle de la Légion
d'honneur, etc. Toujours aussi élégant et policé, généraux avec ses hommes, il
n'en est pas moins terrible à cheval, et très vite on le considère comme l'un
des meilleurs sabreurs de l'Empire. Pendant la campagne d'Allemagne, Bessières
meurt 1er juin 1813 à Lützen, tué par un boulet, donnant la victoire à Napoléon.
Sa mort fut une terrible perte pour l'Empereur et pour la France, car c'était
sans conteste l'un des soldats les plus honorables de l'Empire.
MURAT Joachim ( 25 mars 1767 - 13 octobre 1815 )
C’est un fils d’aubergiste. A toutes les batailles sans exception il montre tout
son savoir-faire ; il devient alors le bras droit de Bonaparte. Cavalier
prodige, il peut remporter une bataille par la seule charge de sa cavalerie. .
Il soutient Napoléon lors du coup d'état du 18 Brumaire. Il se marie ensuite à
Caroline Bonaparte. Marengo est un triomphe pour le cavalier d'exception qu'il
représente. Maréchal et Grand Aigle de la première promotion en 1804, il
poursuit sa carrière: Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland, Wagram,... Il est roi
de Naples en 1808. . Le traité de Vienne ne lui reconnaît pas son trône, et il
est destitué. En 1815, avec une poignée de fidèles, il tente de reprendre le
pouvoir, en vain. Il est démasqué, arrêté et fusillé a - Pizzo Calabre 1815 par
les napolitains le 13 octobre 1815.
NEY Michel ( 10 janvier 1769 - 7 décembre 1815 )
Le plus connu des maréchaux, Michel Ney était un homme fier, à la discipline
terrible. Ses talents tactiques et sa bravoure lui valurent gloire et renom. Il
s'illustra particulièrement durant la retraite de Russie où il para les Russes.
C'est pourquoi Napoléon lui décerna son titre de "Brave des Braves". Créé pair
de France par Louis XVIII, il se rallia à Napoléon au début des Cents Jours et
fut fusillé lors de la seconde restauration.
Il est adjudant major à Valmy, colonel des hussards en 1792, capitaine en 1793,
et général de brigade en 1794. Il acquiert une réputation d'audacieux.. En 1799,
il devient enfin général de division. Bonaparte, alors Premier Consul, le
distingue. Il est maréchal en 1804, Grand Aigle en 1805. Il épouse une amie
intime d'Hortense de Beauharnais. Il commande le 6ème corps d'armée qui se
couvrira de gloires pendant la campagne contre l'Autriche en 1805. Il brille à
Iéna. Il sauve la situation à Eylau en ramenant son artillerie à temps. Grâce à
lui, Napoléon gagne une magnifique bataille à la Moskova. Il obtient son
deuxième titre, celui de Prince de la Moskova. Pendant la retraite, il mène un
combat incroyable. Il dirige alors toute l'arrière-garde qu'il s'était juré de
ramener le plus intacte possible. Il se rallie à Louis XVIII, comme tous ses
amis maréchaux. Il est chargé, en 1815, de "neutraliser l'usurpateur". Cet homme
n'est autre que Napoléon revenu de l'île d'Elbe. Il n'obéit pas à son nouveau
Roi. Compromis avec l'Empereur, il aura l'honneur et le malheur de subir un
procès, qui se soldera par l'exécution capitale. Il meurt le 7 décembre 1815
sous des balles françaises place de l'Observatoire à Paris, en héros déchu.
MONCEY Bon-Adrien-Jannot de ( 31 juillet 1754 - 20 avril 1842 )
Il est Grand Aigle et maréchal de France lors de la première promotion. Il
commande en Espagne en 1808. Il revient en France en 1809 pour diriger la garde
nationale. Il défend Paris comme un lion pendant la campagne de France en 1814.
Il est nommé gouverneur des Invalides, et la réception des cendres de l'Empereur
le remplit de joie. Il mourut le 20 avril 1842 à Paris, aimé de tous et comblé
par les honneurs.
JOURDAN Jean-Baptiste ( 29 avril 1762 - 23 novembre 1833 )
L'armée du Nord est son terrain de prédilection ou il se fait remarquer et il
devient très populaire.. Napoléon une fois au pouvoir, le couvre de gloire en le
nommant maréchal puis Grand Aigle. En 1814, il se ralliera à Louis XVIII et
présidera le procès de Ney, qui se soldera par la mort. Il s'en voulut toute la
fin de sa vie de n'avoir rien fait pour un homme qu'il respectait tant. Il
finira sa vie pair de France puis gouverneur des Invalides. Il mourut le 23
novembre 1833 à Paris.
MASSENA André ( 6 mai 1758 - 4 avril 1817 )
Il est affecté en Italie ou il se lie d’amitié avec Bonaparte. C'est
certainement dans cette campagne qu'il brillera le plus. A Rivoli, il sauve
l'armée d'Italie de destruction totale. Il est maréchal d'Empire et Grand Aigle
de la légion d'honneur en 1804. En 1808 il est nommé Duc de Rivoli. Il se couvre
de gloire à Essling, où il gagne son titre de prince. Il se rallie aux Bourbons
en 1814. Il refuse de siéger au procès de son ami l'ex-maréchal Ney, et se
retire chez lui, loin des complots à Paris. Il mourut le 4 avril 1817 à Paris,
sa dernière pensée étant pour son Empereur, "le plus grand stratège de
l'Univers".
AUGEREAU Pierre-François-Charles-François ( 21 octobre 1757 - 12 juin 1816 )
C’est a Révolution française qui va le sortir de l'anonymat. Il s'engage dans la
garde nationale, et est nommé capitaine de hussards en 1792. Il est enrôlé
ensuite dans l'armée d'Italie, sous les ordres de Bonaparte. Il est nommé
maréchal d'Empire et Grand Aigle de la Légion d'honneur lors de la première
promotion en 1804. Il expose son talent à Iéna, Eylau,... Il est titré duc de
Castiglione, en souvenir d'une grande victoire en Italie dont il avait été
l'organisateur. Remercié à l'abdication pour tous les services rendus à
l'Empire, il se rallie aux Bourbons sans affectation particulière. Il finira ses
jours sur ses terres le 12 juin 1816.
BERNADOTTE Jean-baptiste jules de ( 26 janvier 1763 - 8 mars 1844 )
Il est apprécié pour son physique avantageux (ses camarades le surnomment "le
sergent belle jambe"). En 1797, il est présent en Italie avec sa division, où il
commande l'avant-garde ; il rencontre Bonaparte, son chef direct, et gagne son
estime pour son commandement audacieux et triomphant. Il rentre dans la famille
Bonaparte en épousant Désirée Clary, soeur de Julie Clary la femme de Joseph
Bonaparte. En 1804, plus pour lui faire plaisir que
par intérêt, il le nomme maréchal. Dès lors, il participe activement à toutes
les campagnes napoléoniennes On lui offre la couronne de Suède pour plaire à
Napoléon. Il fut élu Prince Royal de Suède le 20 août 1810. Il rompît avec
Napoléon lors de la campagne de Russie et le combattit à Leipzig en 1813. En
quinze jours, en 1814, il occupa la Norvège, prise aux Danois avec l'accord des
alliés. Il devint roi de Suède et de Norvège après la mort de Charles XIII
(1809-1818) le 5 février 1818 et mourut en 1844. La légende veut qu'il ait eu
"Mort aux rois" tatoué sur la poitrine. Son fils Oscar Ier lui succéda. Très aimé par les suédois pour son charisme, Bernadotte se consacre
tout entier à son nouveau pays, en lui offrant les réformes semblables à celle
de l'Empire. Il meurt le 8 mars 1844, entouré comme dans un conte de fées, aimé
de tous, sans jamais pour autant avoir su prononcer un mot de suédois...
Aujourd'hui, l'actuelle famille royale de Suède porte le nom de Bernadotte. A
Sainte-Hélène, Napoléon lui a fait grief d'avoir « donné à nos ennemis la clé de
notre politique, de la tactique de nos armées ».
SOULT Nicolas Jean de Dieu ( 29 mars 1769 - 26 novembre 1851 )
Nicolas Soult a été le seul Maréchal à avoir une seconde carrière politique
après l'ère Napoléonienne. Contrairement aux autres Maréchaux il se mettait à
l'abri du danger, restant à distance du front. Il semblait pouvoir lire dans
l'esprit de Napoléon et était son conseiller privilégié. En 1808 il est Duc de
dalmatie. Il s'enfuit en Allemagne après l'abdication de 1815 et revint en
France en 1850, fut ministre de la guerre (1834 et 1840) et ministre des
affaires étrangères. Il meurt à ibid en 1851.
BRUNE Guillaume ( 16 mars 1763 - 2 août 1815 )
Il devient général le 18 août 1793 Il se trouve sous les ordres de Bonaparte à
Paris à l'occasion de la répression de l'émeute des royalistes du 13
Vendémiaire. Il le suit en Italie. Il est nommé général de division.
MORTIER Adolphe-Edouard-Casimir-Joseph ( 13 février 1768 - 28 juillet 1838 )
C’est un grand meneur d'hommes. Il est maréchal d'Empire en 1804, Grand Aigle en
1805. Il justifie son titre à Friedland, et en obtient un autre en 1808, celui
de Duc de Trévise, en Espagne. Il est ensuite commandant de la Jeune Garde après
la campagne de Russie. Il se bat bien de 1813 à 1814, mais participe à la
capitulation de Paris organisée par Marmont, et se rallie à Louis XVIII. Il est
ensuite gouverneur de Lille sous la Restauration. En accompagnant Louis-Philippe
le 28 juillet 1835 pour une revue de la Garde Nationale, il est tué par la
machine infernale de Fieschi.
DAVOUT Louis Nicolas ( 10 mai 1770 - 1 juin 1823 )
Définitivement un génie! Probablement l'officier le plus intelligent de
Napoléon, Nicolas Davout a été l'un de ses plus confiants et loyaux serviteurs.
Il exigeait tant de ses troupes et de lui même qu'il en paraissait parfois
inhumain.
Il se consacre entièrement à l'armée du Rhin, et mène une brillante campagne en
Allemagne. Il fait parti des amis proches de l'Empereur. Nommé maréchal et Grand
Aigle, de la première promotion, il confirme son titre à Austerlitz, et surtout
à Auerstaedt ou il est nommé Duc en 1808, où il bat avec son seul corps d'armée
la moitié de l'armée allemande. Après la seconde abdication, il est nommé pair
de France et garde son statut de maréchal. Il mourut sur ses terres, très
affaibli.
KELLERMANN Francois-Etienne-Christophe (28 mai 1735 - 23 septembre 1820 )
Il remporte la victoire de Valmy. Napoléon le fait maréchal et Grand Aigle de la
Légion d'Honneur. Pour son âge pas du tout propice aux commandements militaires
(il a quand même 69 ans en 1804), il se voit attribuer la direction d'armée de
réserve. En 1814, il se rallie tout naturellement à Louis XVIII, qui le fait
pair de France et gouverneur de Strasbourg. Il mourut à 85 ans de mort naturelle
le 13 septembre 1820, couvert par les honneurs.
LEFEBVRE François-Joseph ( 25 octobre 1755 - 14 octobre 1820 )
Il s'engage dans les Gardes Françaises en 1788, à l'âge de dix-huit ans. Il
enchaîne les grades si bien qu'en 1792, il est sous-lieutenant. Il arrive
général de division en 1793 et combat avec Kléber dans l'armée du Rhin. Il se
lie avec Hoche, qu'il surnomme affectueusement César. Il est président du Sénat,
maréchal en 1804 et Grand Aigle de la légion d'honneur en 1805. Il se distingue
dans chaque affrontement. Il reste fidèle à l'Empereur presque jusqu'au bout,
mais il doit préserver ses intérêts, et se rallie à Louis XVIII. Il finira sa
vie pair de France et mourut le 14 septembre 1820 à Paris.
PERIGNON Dominique-Catherine( 8 décembre 1742 - 21 décembre 1818)
Le Directoire le rappelle en 1798 et le nomme à l’Armée d’Italie. Arrivé en mai,
il est blessé et capturé un mois plus tard, à la bataille de Novi. De retour en
France, il devient chef de division militaire à Toulouse, en 1801. Il est
également sénateur et c’est à ce titre que Napoléon le nomme maréchal en 1804.
Deux ans plus tard, il lui confie le gouvernement de Parme. Nommé ensuite à
Naples, Pérignon, récemment anobli, est l’un des familiers du couple royal Murat
et Caroline. Rentré en France en 1814, il se rallie à Louis XVIII qui élève son
titre de comte à celui de marquis.
SERURIER Jean-Matthieu-Philibert (8 décembre 1742 - 21 décembre 1819 )
Il est général de division en 1795. En 1796, il participe à la campagne
d’Italie. Fait sénateur, Sérurier est l’un des quatre sénateurs à être choisis
pour le titre honorifique de maréchal à l’avènement de l’Empire (1804).
Gouverneur des Invalides, comte de l’Empire en 1808, il est commandant de la
Garde Nationale en 1809. Il se rallie aux Bourbons en 1814 mais sert Napoléon
durant les Cent Jours. Destitué à la Seconde Restauration, il meurt en 1819
alors qu’il vient de recouvrer son titre de Maréchal de France.
VICTOR Claude-Victor Perrin dit ( 16 mars 1763 - 2 août 1841 )
Dans l’Armée des Pyrénées-Orientales, puis dans l’Armée d’Italie, il fait aussi
merveille : le général Scherer n’hésite pas à lui confier le commandement de
l’avant-garde. Au printemps 1796, devant Bonaparte, Victor est cité parmi les
braves qui se sont distingués dans les batailles passées. Lors de la campagne de
Russie, Victor est à la tête du neuvième corps de la Grande Armée, avec lequel
il organise une défense héroïque contre l’ennemi sur la rive est de la Bérézina.
Après l’abdication de Napoléon, Victor offre ses services à Louis XVIII, qui le
nomme pair de France.
MACDONALD Etienne Jacques Joseph Alexandre ( 17 novembre 1765 - 25 septembre
1840 )
Il est aide de camp de Dumouriez en 1792, colonel et général en 1793. Il est
remarqué à Wattignies, Mayence, Tournai, etc. Il rencontre Bonaparte en Italie.
Macdonald s'illustre partout, à Wagram et à Tarente où il reçoit son titre de
duc. Il est nommé en Espagne pour remplacer Augereau, où il est encore
vainqueur. La campagne de France est mené avec fouge, mais fatigué de tous ces
combats, il démissionne et se rallie à Louis XVIII qui le fait ministre du
Conseil privé. Il meurt en laissant une nombreuses descendances féminines.
OUDINOT Nicolas Charles ( 25 avril 1767 - 13 septembre 1847 )
Il est en 1799 général de division. Il se rallie alors à Louis XVIII, qui lui
confie le commandement de l’ancienne Garde impériale. Louis XVIII le nomme
commandant de la Garde royale puis de la Garde nationale de Paris. En 1823,
Oudinot dirige le 1er corps de l’expédition d’Espagne. En 1830, d’abord retiré
dans ses terres, il est nommé grand-chancelier de la Légion d’Honneur en 1839 et
gouverneur des Invalides en 1842.
MARMONT Auguste Frédéric Louis ( 20 juillet 1774 - 2 mars 1852 )
Son amitié de longue date avec Napoléon due à leur intérêt commun pour la
tactique et l'artillerie lui valut sa confiance. Durant des années de campagne
il prouva ses talents. Mais en 1814 il abandonna l'Empereur après l'entrée des
alliés dans Paris, le contraignant à l'abdication. En 1794, il est intégré dans
l'armée d'Italie, comme aide de camp. Il se distingue à Ulm et Wagram. Marmont
gagne enfin son titre de maréchal à Znaim. En 1811, il est gouverneur des
Provinces Illyriennes (actuel ex-Yougoslavie), puis roi du Portugal. Il défend
la France en 1814, mais rend la ville de Paris qui aurait pu se défendre
aisément. Le pauvre maréchal, pour se repentir, rendit souvent visite à
l'Aiglon, et lui raconta quel grand homme était son père. Il mourut seul et
humilié le 3 mars 1852 à Venise.
SUCHET Louis-Gabriel ( 2 mars 1770 - 3 janvier 1826 )
Il est dans la campagne d’Italie. Suchet se range aux ordres de Napoléon à son
retour de l’île d’Elbe. Il défend la frontière avec l’Italie. Retranché dans
Lyon quand Louis XVIII revient sur le trône, il capitule honorablement et se
retire. Le 5 mars 1819, Suchet est à nouveau pair de France.
GOUVION-SAINT-CYR Laurent ( 13 avril 1764 - 17 mars 1830 )
En 1792, il s'engage dans la compagnie des Chasseurs, où il poursuit une bonne
carrière militaire. Il gagne un sabre d'honneur pendant la campagne d'Italie, et
se signale encore dans l'armée du Rhin. En 1804, après le sacre, il est colonel
général des Chasseurs. Il fait la campagne de Russie, où il impressionne tous
ses égaux, et où il gagna son titre de maréchal. Il se rallie aux Bourbons qui
le fera pair de France. Il mourra d'une attaque d'apoplexie le 17 mars 1830.
PONIATOWSKI Josef Antoni ( 7 mai 1763 - 19 octobre 1813 )
Le prince Poniatowski, est le neveu du roi de Pologne Stanislas-Auguste. Il
résiste à l’attaque autrichienne contre Varsovie. A titre de récompense,
Napoléon lui octroie le grand-aigle de la Légion d’Honneur, un sabre d’honneur
et un shako de Lancier. C’est le seul étranger à recevoir le bâton de maréchal
des mains de Napoléon (16 octobre 1813).
GROUCHY Emmanuel (23 octobre 1766 - 29 mai 1847 )
Il est promu lieutenant-colonel au Royal Étranger en 1786. Il est nommé colonel
de cavalerie et général de brigade en 1793. Menacé par la Terreur pour ses
origines, il n'hésite pas s'engager dans l'armée de l'Ouest et combat les
Vendéens avec succès.. Il est affecté ensuite en Italie. Il participe à la
campagne. En 1809, il se couvre de gloire à Wagram. Il est en Russie, et il perd
à moitié la raison. Il se bat comme un diable lors de la campagne de France en
1814. Il se rallie à Louis XVIII. Il s'exile aux États-unis, puis revient en
France en 1820. Louis-Philippe le fait pair de France. Il mourut de retour d'un
voyage.