Les artistes
Jacques Louis DAVID (1748-1825)
Jacques Louis David est d’abord un peintre de la révolution où il réalisa de
nombreux tableaux comme le « Serment des Horaces », « Marat assassiné » et le «
serment du jeu de Paume ».Il fût élu député de Paris à la Convention et il vote
la mort du roi en janvier 1793).
Mais sa carrière est étroitement liée à celle de Bonaparte. Il est même nommé
Premier peintre de l'empire le 18 décembre 1804. il devait réaliser un ensemble
de 4 tableaux sur le sacre mais seulement 2 furent réaliser : « le tableau du
sacre » (1804 à 1808), « la distribution des aigles » (1808 à 1810). Napoléon
avait prévu de lui créer une galerie, la « galerie David ».
De 1808 à l810, il réalisa le tableau sur la distribution des aigles.
Le tableau du sacre est immense. Il mesure 9,79 mètres sur 6,21 mètres soit 60
m².
Napoléon aurait dit : "ce n'est pas une peinture, on marche dans le tableau".
Emmanuel de Las Cases (1766 - 1842)
Le comte Emmanuel de Las Cases, féru d'histoire et de stratégie, se consacra à
la réalisation d'un atlas historique, généalogique et chronologique publié en
1802 sous le pseudonyme de le Sage . Il se rallia à l'Empire en 1806, et fut
nommé chambellan et comte d'Empire, puis maître des requêtes à la section marine
du conseil d'État (1810). Il accompagne Napoléon Ier en exil ou il rédigea le
Mémorial de Sainte- Hélène. Ce fut l'un des principaux artisans de la légende
napoléonienne. Dans le Mémorial de Sainte - Hélène se trouve consigné , jour par
jour , ce qu'a dit et fait Napoléon au cours de sa vie. Il recueille les propos
tenus par l'empereur entre 1815 et 1816, ainsi que le récit de la compagne
d'Italie. Ce Mémorial est un acte politique , puisque Las Cases y livre l'image
d'un Napoléon proche de la démocratie et de la Révolution.
Claude Joseph ROUGET DE L'ISLE (1760-1836)
Il est né le 10 mai 1760 à Lons-le-Saunier. Il entre à l'école du génie civil
d'où il sort en 1784 avec le grade d'aspirant lieutenant en second au corps
royal du génie. La Révolution n'interrompe en rien la poursuite de sa carrière
militaire.
Il est ensuite Capitaine de 5e classe au génie dans l'armée du Rhin, il est à
Strasbourg le 24 avril 1792 au moment de la déclaration de guerre au Roi de
Bohème et de Hongrie. Il composa dans la nuit du 24 au 25 avril 1792 à
Strasbourg le Chant de guerre pour l'armée du Rhin. Ce chant, interprété par les
fédérés marseillais entrant à Paris en août 1792 fut baptisé naturellement par
les Parisiens La Marseillaise. Il devint par la suite l'hymne national de la
France et, incarnation du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. accompagna
partout en Europe au XIXème siècle le mouvement des nationalités. Encore
aujourd'hui, son rayonnement est universel. Il s'éteint à Choisy le Roi le 26
juin 1836 à l'âge avancé de 76 ans.
Théodore Géricault (1791-1824)
Originaire de Rouen, Géricault est le camarade de lycée de Delacroix. Il est un
grand spécialiste de la peinture des chevaux. Ses premiers tableaux "militaires"
sous l'Empire (Officier de chasseurs à cheval de la Garde Impériale chargeant,
exposé au Salon de 1812 et Le Cuirassier blessé, au Salon de 1813) lui apportent
le succès. Il va en Italie entre 1816-1817. C'est à son retour à Paris, en 1819,
qu'il compose Le Radeau de la Méduse. Sur cette oeuvre de 1819, le peintre
représente, après le naufrage de la Méduse en 1816, l'odyssée tragique d'une
partie de l'équipage (famine, cannibalisme,etc...). Seulement 12 personnes sur
147 survécurent. A sa mort en 1824, ses amis firent graver ce tableau sur sa
tombe. Il repose aujourd'hui au cimetière du Père Lachaise.
François-René de Chateaubriand (1768-1848)
Écrivain et homme politique, celui-ci laisse une œuvre où culminent les Mémoires
d'outre-tombe, monumental récit autobiographique et épique dans lequel il
analyse ce demi-siècle décisif (1789-1848) où la France bascule de l'univers
rural et monarchique de l'Ancien Régime à la société mouvante, ouverte, de l'ère
industrielle. En France, il a connu la cour du roi Louis XVI (1774-1792) et
celle de l'empereur Napoléon Ier (1804-1815), les ambassades (Londres, Rome,
Berlin), la chambre des pairs sous la Restauration3, et même détenu le ministère
des Affaires étrangères de 1822 à 1824.
Jean François Champollion (1790 - 1832)
Né le 23 décembre 1790 pendant l'époque révolutionnaire à Figeac, dans le
Quercy,
En 1806 Jean-François est décidé à étudier l'Égypte ancienne il dit " De tous
les peuples que j'aime le mieux, je vous avouerai qu'aucun ne balance les
Égyptiens dans mon cœur " Au cours de ses trois années il rencontre un moine
copte revenu d'Égypte, celui-ci lui donne des indications sur l'étude du copte.
Il s'intéresse également à la chronologie des dynasties égyptiennes.
Jean-François réalise également des cartes et un dictionnaire géographique de
l'Orient.
Le 7 mars 1809 Jean-François écrit à son frère " Je veux savoir l'égyptien comme
mon français ". L'objectif de Jean-François est de maîtriser le copte pour
déchiffrer la langue de l'Égypte ancienne, il va rédiger un dictionnaire en
copte. Et dans le même temps il étudie la pierre de Rosette, mais cette étude se
fait sur des copies il ne partira pas en Angleterre pour travailler sur
l'originale. Ce fait marque le début de l'égyptologie en 1809. C'est en
septembre 1822 que Jean-François comprit le système des hiéroglyphes. Grâce aux
noms de Ptolémée et de Cléopâtre. Champollion découvre qu'il existe un alphabet,
mais surtout il comprit que les hiéroglyphes se composent : en idéogramme, en
signes phonétiques possédant un, deux ou trois sons. Il a précédemment découvert
la présence de déterminatif, ce signe permet d'associer un mot à un champ
lexical. Il publiera un Précis du système hiéroglyphique en 1824, et sera nommé
conservateur au Louvre puis professeur au Collège de France en 1831. Il s'éteint
âgé de 41 ans le 4 mars 1832.
Antoine Auguste PARMENTIER (1737-1803)
La disette de 1769 conduit Antoine Parmentier, pharmacien des Invalides, à
rechercher de nouveaux végétaux nourrissants. Il cultivera, dans la plaine des
Sablons à Neuilly, la pomme de terre depuis longtemps consommée en Allemagne ;
cette nouvelle plante sera mise en faveur lorsque le roi Louis XVI en arborera
une fleur à sa boutonnière.
Pierre Augustin CARON DE BEAUMARCHAIS (1732 1799)
C'est un écrivain et auteur dramatique français. Il est né à Paris en 1732 et
mort en 1799. C'est à 25 ans que Caron prend le nom de Beaumarchais. Il est le
fondateur de la Société des Auteurs Dramatiques en 1777.Agent secret et
conseiller occulte de Louis XVI, puis devenu marchand d'armes au bénéfice des
insurgés d'Amérique, il quitte la France durant la Terreur pour n'y rentrer
qu'en 1796. Deux chefs-d'oeuvre où l'auteur est tout entier présent par le génie
de l'intrigue, celui de la réplique étincelante, l'allégresse du rythme, lui
assurent une gloire durable : le Barbier de Séville ( 1775 ) et le Mariage de
Figaro ( 1784 ).
Joseph-Ignace GUILLOTIN (1738-1814)
Médecin et homme politique français. Il est le co-inventeur de la “guillotine”.
Né à Saintes en 1738, l'heureux docteur Joseph-Ignace Guillotin était un
franc-maçon et un philanthrope bon teint. Élu député à la Constituante au début
de la Révolution, il siège au Comité de mendicité et tente mais en vain de
réformer les hôpitaux. Sous l'Empire, il diffuse en France la vaccination de la
variole et met en œuvre le premier programme de Santé publique. Le 28 novembre
1789, le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l'Assemblé
constituante une machine destinée à la décapitation des condamnés et conçue par
le chirurgien Antoine Louis, secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie.
Antoine Louis perfectionne la machine avec le concours d'un mécanicien allemand,
Tobias Schmidt. Il remplace en particulier le couperet en forme de croissant par
un couperet en forme de trapèze. L'idée viendrait, dit-on, du roi Louis XVI,
habile serrurier de son état. La machine est essayée à Bicêtre sur des moutons
et des cadavres. Un voleur de grand chemin, Nicolas-Jacques Pelletier, en fait
les frais pour la première fois le 25 avril 1792.Guillotin meurt, d’un anthrax à
l’épaule gauche, à Paris le 26 mars 1814.
1789 - C'est la révolution, l'essentiel du chiffre d'affaires de
la société est réalisé avec les commandes administratives : convocations des
états généraux, décrets, nouvelles lois sont régulièrement édités par la maison
strasbourgeoise.
1805 - Austerlitz, les déclarations du 1er et du 2 décembre sont imprimées sur
le champ de bataille et distribuées aux différents corps de troupe par Nicolas
Levrault, imprimeur officiel de la Grande Armée.
1811 - Edition du Code Napoléon en édition tri-lingue.
1812 - A Moscou pendant que la ville brûle, c'est le décret de la création de la
Comédie Française qui sera imprimé sur les presses de Nicolas Levrault, qui
disparaîtra quelques semaines plus tard avec son matériel dans la Bérézina.