Les musiciens

 

Ludwig van Beethoven (1770 1827)


Impulsif, coléreux, mais aimant la plaisanterie, les boutades et les calembours, le compositeur affirme à chaque instant son intense besoin de liberté: il déteste jouer sur commande, refuse de servir ou de plaire, affiche sa sympathie pour la Révolution française et la démocratie anglaise.L'enfance de Beethoven a dû être malheureuse. Son père, un musicien de faible importance à la cour de Bonn, tenta en vain d'élever son fils comme enfant prodige, tout comme l'avait fait Leopold Mozart, avec le petit Wolfgang. Un voyage musical à Vienne pour rencontrer des personnalités comme Mozart, fut écourté par la disparition tragique de sa mère. Adolescant, il a dû gérer sa famille, son père ayant de graves problèmes alcooliques.
Beethoven travaillait avec lenteur, mais jusqu'à l'âge de 22 ans, sa musique avait déjà fait de bonnes impressions. Quelques années lui suffiront pour qu'il devienne un formidable virtuose du piano. Ses premières grandes oeuvres seront appréciées comme la Symphonie n°1, la Sonate Clair de Lune ou les six premiers Quatuors à cordes. Atteint la trentaine, Beethoven commença graduellement à perdre l'ouïe ; une tragédie on ne peut plus désastreuse pour un musicien qui se sert plus de ses oreilles que de ses yeux. Ceci ne lui empêche pas pour autant de continuer à composer, notamment ses Symphonie n°2 et n°3. Il ne s'est jamais marié.
L'année 1804 fut entièrement consacrée à Fidelio, son unique opéra qui ne connaîtra le succès qu'une dizaine d'années plus tard. Les années suivantes seront particulièrement fécondes avec des concertos, des quatuors, des sonates, la Symphonie n°4 (la symphonie heroque en 1804)ainsi que les Symphonie n°5 et n°6 exécutées ensemble pour la première fois les 22 décembre 1808. Les oeuvres importantes à venir seront les Concerto pour piano n°5 et la Sonate Les Adieux, puis la Symphonie n°7 et la Symphonie n°8. Sa surdité gagne en importance ce qui vaut à Beethoven de mener une vie isolée. Il écrira pourtant des oeuvres telles la Missa Solemnis, les 33 variations sur une valse de Diabelli et bien sûr la Symphonie n°9 couronnée dans le dernier mouvement par l'Hymne à la joie de Schiller. Vers la fin de sa vie Beethoven adopta son neveu orphelin, mais il avait une attitude si protectrice et un amour si étouffant, que le garçon ne pouvait le supporter au point de tenter un suicide. Ceci eut pour effet de précipiter la mort de Beethoven, choqué par l'acte du gamin. 20 000 personnes assisteront à son enterrement, le 26 mars 1827.


 

La symphonie héroïque


Frédéric François Chopin (1810 - 1849)


Chopin constitue un cas presque unique dans l'histoire de la musique.
Mort à trente-neuf ans, il n'a composé que pour le piano si l'on excepte ses deux concertos pour piano, la grande polonaise brillante et sa sonate pour piano et violoncelle. Il a évolué dans un univers artistique sans pareil, musical mais aussi littéraire et pictural. Il n'y a que de "petites oeuvres" (miniatures) chez Chopin, mais ceci fait qu'il y a non pas 3 ou 4 mais une quarantaine de morceaux grandioses ! Ce qui est splendide chez le compositeur, c'est qu'il avait un don inné pour la mélodie et l'harmonie. Ce n'est donc pas tant la maîtrise des genres mais plutôt l'harmonie poétique qui se dégage formidablement de sa musique, et qui fait de Chopin un compositeur romantique par excellence. Des dizaines de miniatures de Chopin sont universellement connues aujourd'hui pour leur mélodie "qui accroche" l'auditeur. Il y a par exemple la Marche funèbre, que tout le monde connaît avec ce thème d'une simplicité extrême qui fait qu'on le retient (consciemment ou inconsciemment).


Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)


Mozart était le fils d'un compositeur renommé, musicien et violoniste à la cour du prince-archevêque de Salzburg, Leopold Mozart. L'incroyable précocité musicale du petit Wolfgang étonna bon nombre de gens, de tels dons étaient rarissimes. Dès l'âge 4 ans il apprend le clavecin et à 6 ans il fait ses premières compositions. il composera La Finta semplice et Bastien et Bastienne en 1768 : il n'a que 12 ans.
S'amorce alors une période plutôt malheureuse, le destin de Mozart se fait de plus en plus ressentir ; il devenait de plus en plus une personne qui pour laquelle rien de marchait correctement. C'est ensuite la mort de sa mère qui meurt brutalement, avant que le compositeur ne passe par une crise amoureuse ; Alyosia Weber, une soprane dont Mozart s'est épris lors de son passage à Mannheim mais qui ne répond pas à son amour.
Mozart épouse le 4 août 1782 la soeur d'Alyosia, Constance. Le couple s'installe à Vienne, où Mozart compte vivre de ses compositions. Mozart compose des oeuvres telles les Symphonies Linz et Haffner, la Messe en ut mineur, nombre de sonates et de concertos, etc. En 1785 Mozart compose son opéra Les Noces de Figaro, une oeuvre qui connaîtra du succès à Vienne comme à Salzbourg. Il compose en 1787, lors de la mort de son père, en son hommage un opéra plus que noir : Don Giovanni. De cette même année, dâtent la Symphonie de Prague et la célèbre sérenade Une petite musique de nuit. L'année suivante il écrit ses trois dernières symphonies, n°39, 40 et 41, ainsi que le Concerto pour violon du Cournonnement. Il compose ensuite l'opéra bouffe Cosi fan tutte. L'année 1791 sera sa dernière, mais il parvient à mettre ses dernières forces dans la composition de deux opéras: La Flûte enchantée et la Clémence de Titus. Son dernier chef-d'oeuvre, le Requiem, sera composé sur son lit de mort et il ne pourra l'achever. L'oeuvre est bouleversante d'émotions.
Mozart est mort le 5 décembre 1791 à 35 ans, après avoir passé dix années de dur labeur à Vienne, et fortement endetté. Constance ne pouvait payer ses funerailles, ce qui fera de Mozart un cadavre anonyme jeté à la fosse commune.