Les femmes célèbres

 

Marie Louise ARCHIDUCHESSE d'AUTRICHE (1791-1847)

 

                                

Elle est Née le 12/12/1791 à Vienne. C'est la Fille de l'empereur d'Autriche François Ier et la nièce de Marie-Antoinette. L'archiduchesse d'Autriche Marie-Louise (18 ans) a épousé en première noce à Saint-Cloud NAPOLEON Ier (40 ans), Le lundi 2 avril 1810. La petite archiduchesse quitte Vienne le 13 mai, après un mariage conclu par procuration. En amoureux transi, l'empereur ne se contient pas et va à la rencontre du carrosse à Compiègne, le 27 mars. Le soir même, sans attendre le mariage officiel, il initie sa jeune épouse à ses devoirs conjugaux. Le lendemain, béat, il glisse à son aide de camp Savary: «Mon cher, épousez une Allemande, ce sont les meilleures femmes du monde, douces, bonnes, naïves et fraîches comme des roses!» Malgré un vieillissement précoce, Napoléon ne se départira plus de sa tendresse pour sa «bonne Louise»! Le mariage civil se déroule le 1er avril à Saint-Cloud. Le lendemain, enfin, le cardinal Fesch, oncle de l'empereur, célèbre le mariage religieux dans le salon carré du Louvre,... en l'absence de nombreux cardinaux, mécontents du mauvais traitement qu'endure entre-temps le pape. Elle devient Impératrice des français. L'union scandalise les nostalgiques de la révolution, y compris beaucoup de fidèles de l'empereur. Mais Napoléon voit dans ce remariage une ardente nécessité. En premier lieu pour obtenir l'héritier que Joséphine, la première impératrice, a été inapte à lui donner. En second lieu, pour unir sa dynastie naissante aux familles régnantes d'Europe. Marie-Louise ne descend-elle pas de Louis XIV comme de Charles Quint? 1 enfant est né 1 an après de cette union (le 20 mars 1811) : Napoléon-François-Charles-Joseph (Napoléon II : l'Aiglon, le roi de Rome).
Après la première abdication de son mari (avril 1814), elle rejoignit son père, qui lui assura le titre de «Majesté impériale» et la souveraineté viagère de Parme, de Plaisance et de Guastalla. Elle prolongera avec un amant, Neipperg, les plaisirs découverts avec Napoléon et lui donnera de nombreux enfants avant de l'épouser enfin. Elle ne chercha jamais à revoir Napoléon et épousa morganatiquement quelques mois après la mort de celui-ci (1821) Adam-Adalbert COMTE de NEIPPERG et, après la mort de ce dernier, Charles-René COMTE de BOMBELLES (1834). Elle est décédée le 17/12/1847 à Parme.

 

 


Joséphine de Beauharnais (1763-1814)

 

 
"Bonne petite maîtresse, moi avoir vu dans la nue grand condor monter bien haut avec rose dans son bec... Toi, être Rose...Toi, bien malheureuse... Puis toi, reine... Puis grande tempête et toi mourir" aurait dit une vieille servante noire à celle qu’on appelait Yeyette, de son vrai nom Rose Marie Josèphe Tascher de la Pagerie, née aux Trois-Ilets, à la Martinique, en 1763, et qui devait devenir l’Impératrice Joséphine...


Son vrai nom est Marie-Josèphe Rose Tascher de la Pagerie (1763-1814).
Cette jeune et belle créole est née à la Martinique dans une famille installée aux Iles depuis un demi-siècle. Après une jeunesse libre et oisive, elle épousa en France, en 1779, le chevalier Alexandre de Beauharnais. De cette union naquirent Eugène et Hortense. Séparée de son époux six ans plus tard, elle vécut à Paris la vie d’une mondaine désargentée et poursuivie par ses créanciers. Emprisonnée comme Beauharnais sous la Révolution, elle fut libérée le 9 thermidor alors que son mari avait été guillotiné. Par l’intermédiaire de Barras, l’un de ses amants, elle connut Bonaparte qui l’épousa en 1796 (Plus âgée que son époux de six ans et déjà mère de deux enfants, Hortense et Eugène), avant la campagne d’Italie. Rose devint alors Joséphine. Son inconduite pendant l’absence de Napoléon, lors de la campagne d’Egypte, lui fit frôler le divorce. Couronnée impératrice en 1804, elle subit la haine du clan Bonaparte.
Cependant elle servit son mari avec finesse et efficacité mais n'eut pas la chance de lui donner un héritier. Elle exerça néanmoins une grande influence sur Napoléon et sut l’aider dans sa politique d’apaisement : restée royaliste au fond du cœur, elle n’avait jamais rompu avec son ancien milieu et put ainsi établir un lien précieux entre l’Empereur et la noblesse d’Ancien Régime. Incapable de donner un héritier au trône, elle dut accepter le divorce le 15/12/1809. on dit que ce divorce toucha profondément napoléon certains grognard y ont vu un mauvais présage. Au nom d'un reste de tendresse et en remerciement des services rendus, Napoléon 1er ne se montra pas ingrat. Il accorda à l'ex-impératrice une somptueuse retraite au château de Malmaison, à l'ouest de Paris. Grâce aux deux millions que lui versait chaque année le Trésor, elle vécut dès lors dans une demi-retraite dorée au château de la Malmaison qu’elle avait acquis en 1799. Elle meurt en 1814 à Malmaison.



                     

Le courrier du cœur d’un amoureux transi :
NAPOLÉON traîne une réputation de séducteur machiste et d’infidèle (mais Joséphine, son épouse pendant 14 ans, le lui rendait bien). Ses yeux sombres ont fait craquer quelques femmes, parfois très jeunes. Il a même ordonné à une commission de prononcer le divorce du lieutenant Fourès et de sa femme, Pauline, sa maîtresse pendant la campagne d’Egypte. Pourtant, de retour d’Egypte, il a abandonné Pauline : tel était son bon plaisir... Bonaparte, l’innocent... Ce qu’on sait moins, c’est l’innocence de Bonaparte lorsqu’il est jeune lieutenant. Napoléon découvre l’amour dans les bras de femmes deux fois plus vieilles que lui, alors qu’il n’a que 16 ans. Sa première idylle reste très innocente, puisqu’il se contente de « manger des cerises » avec Caroline du Colombier, qui aurait pu être sa mère. Un an plus tard, il continue son apprentissage amoureux auprès d’une romancière, Marie Agier, à qui il donne du « bonne-maman » tandis qu’elle le surnomme son « polisson ». Napoléon, mièvre ? L’amour, le véritable, c’est avec Marie-Josèphe-Rose de Beauharnais, veuve, que Bonaparte le connaîtra. La vicomtesse, que Napoléon appelle par son troisième prénom, Joséphine, de six ans son aînée et mère de deux enfants, est une des femmes les plus en vues du moment. Ils se marient en mars 1796. Leur amour authentique est légendaire. Mais, on ne sait peut-être pas que les lettres que Napoléon envoyait à Joséphine étaient à la limite de la mièvrerie... Cependant, sa passion ne l’empêchera pas de divorcer en 1809, pour épouser Marie-Louise, parce que Joséphine ne lui donnait pas d’héritier...Lettres de Napoléon à Joséphine Voici ce qu’il écrit alors qu’il part pour l’Italie : « Je me réveille plein de toi. Ton portrait et le souvenir de l’enivrante soirée d’hier n’ont point laissé de repos à mes sens. Douce et incomparable Joséphine, quel effet bizarre faites-vous sur mon coeur ! Vous fâchez-vous ? Vous vois-je triste ? Étés-vous inquiète ? Mon âme est brisée de douleur, et il n’est point de repos pour votre ami... », Autres extraits : « Je n’ai pas passé un jour sans t’aimer ; je n’ai pas passé une nuit sans te serrer dans mes bras ; je n’ai pas pris une tasse de thé sans maudire la gloire et l’ambition qui me tiennent éloigné de l’âme de ma vie. Au milieu des affaires, à la tête des troupes, en parcourant les camps, mon adorable Joséphine est seule dans mon coeur, occupe mon esprit, absorbe ma pensée. Si je m’éloigne de toi avec la vitesse du torrent du Rhône, c’est pour te revoir plus vite. Si, au milieu de la nuit, je me lève pour travailler, c’est que cela peut avancer de quelques jours l’arrivée de ma douce amie. » « J’espère que, dans quelques jours, je pourrai à mon aise te donner des preuves de l’amour ardent que tu m’as inspiré. »A.-G. D.



 


Hortense de BEAUHARNAIS (1783-1837)


Elle est née à Paris le 10 avril 1783. Hortense de Beauharnais est la fille d'Alexandre de Beauharnais et de Joséphine Tascher de la Pagerie. Adoptée par Napoléon, elle épouse Louis, le frère de celui-ci, qui devient roi de Hollande. Hortense deviendra reine
de Hollande et mère de l’Empereur Napoléon III. Bien que Louis XVIII ait fait d'elle la duchesse de Saint-Leu, elle sera contrainte à l'exil
par la seconde Restauration. De Louis, elle a trois fils, dont un seul a survécu, Charles Louis Napoléon, le futur Napoléon III. Elle a également un fils du comte de Flahaut, né en 1811, et qui sera connu plus tard sous le nom de duc de Morny. Elle est morte à
Arenenberg, Suisse, en 1837.

 

 

Marie-Jeanne SCHELLINCK (1757-1840)

Née à Gand, en Belgique, Marie-Jeanne Schellinck s'engage dans les armées républicaines françaises. Sous-lieutenant après Austerlitz, elle est la première femme faite chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire. Enflammée par les idées révolutionnaires, Marie-Jeanne se procure un uniforme et, ainsi déguisée, parvient à se faire incorporer dans l'armée de Dumouriez. A Jemmapes, le 6 novembre 1792, la supercherie est découverte : alors qu'avec son bataillon, Marie-Jeanne résiste aux assauts de la cavalerie autrichienne, elle reçoit 6 coups de sabre dont l'un, déchirant vareuse et chemise, lui traverse le sein droit. L'armée n'accepte que les cantinières. Pourtant, devant tant de courage et d'intrépidité, on fait une exception : c'est sous son vrai nom que Marie-Jeanne continue à se battre et sera citée à l'ordre de l'armée, après Arcole. Lorsque le sous-lieutenant Schellinck prend sa retraite à 51 ANS, NAPOLÉON tient à lui manifester son estime. Le 20 juin 1808, il épingle sur sa poitrine la croix de la Légion d'honneur et ordonne : "Messieurs, inclinez-vous devant cette femme exceptionnelle. Elle est une des gloires de l'Empire."

                     

 


Marie comtesse Walewska Dame polonaise, la "petite fiancée polonaise" (1786-1817)


LA COMTESSE WALEWSKA RACONTE COMMENT ELLE FIT LA CONNAISSANCE DE L’EMPEREUR

Tiré de la collection privée du comte Alexandre Walewski, Paris
"Les rumeurs concernant l’arrivée prochaine de l’empereur Napoléon s’amplifiaient constamment. L’attention de tous et chacun se tournait vers le grand homme et la crise politique, dans l’espoir qu’il réglât cette dernière en faveur de la Pologne. Cherchant à toucher son cœur, la population manifesta son patriotisme de diverses manières. Cet émoi m’emporta au même titre que les autres et, conséquemment, je pris une décision irréfléchie. Accompagnée d’une cousine, je partis à sa rencontre pour tenter de l’apercevoir. Cette imprudence allait changer ma destinée. Vêtues de costumes simples, ma cousine et moi montâmes dans un fiacre dès que les courriers annoncèrent que sa Majesté n’était qu’à une étape de Blonie. Je plongeai sans réfléchir dans cet enthousiasme, cet emportement frénétique qui s’emparait de tous. Chaque citoyen polonais désirait montrer ses sentiments à l’homme que l’on considérait déjà comme le sauveur de notre patrie. La route était encombrée de troupes, de bagages, de courriers. Notre fiacre gardait difficilement son équilibre. En dépit de tout, nous poussâmes le cocher à se hâter. Les questions fusaient sans cesse. « L’Empereur est-il encore loin ? », demandions-nous constamment. À notre arrivée à Blonie, nous vîmes une foule très nombreuse et des chevaux de relais piaffant d’impatience. Tout cela, naturellement, indiquait l’arrivée imminente de Napoléon. Comme nous étions deux femmes seules, sans un homme pour nous protéger, nous fûmes pressées, poussées et presque étouffées. Dans cette situation désespérée et dangereuse, je craignis de ne point voir le triomphe qui me tenait tant à cœur. C’est à ce moment que nous entendîmes le bruit de son fiacre et les acclamations de la foule venue l’accueillir. Profitant d’un instant de silence, je lançai un cri de détresse à un officier français de haut rang devant qui la foule s’écarta. Je tendis les bras vers lui et criai en français d’une voix suppliante : « Ah Monsieur, aidez-moi à me dégager d’ici et laissez-moi le voir, ne serait-ce qu’un instant ! » Il me vit et, souriant, prit ma main et mon bras. À ma grande surprise, il me conduisit à la porte même de la voiture de l’Empereur. L’Empereur était assis près de la fenêtre et ce galant officier nous présenta en disant : « Voyez, sire, cette belle dame a affronté les dangers de la foule pour vous. » Napoléon se pencha et souleva son chapeau en disant des paroles que, dans mon émoi, je ne compris point. Je parvins à articuler, d’une voix entrecoupée : « Soyez le bienvenu, mille fois bienvenu dans notre pays. Nous ne pourrons jamais exprimer avec assez de force toute l’admiration que nous éprouvons pour vous ainsi que notre joie de vous voir sur la terre de nos pères. Nous attendions que vous vinssiez nous sauver. » J’étais comme en transes, mais l’éclat de mes sentiments se traduisit facilement en mots. Timide comme je suis, comment y étais-je parvenue ? Je ne sais pas. Et comment avais-je trouvé la force d’exprimer ma pensée ? Je remarquai que Napoléon m’observait attentivement. Il prit un bouquet dans le fiacre et me l’offrit en disant : « Gardez ces belles fleurs en gage de mes bonnes intentions. Nous nous reverrons, je l’espère. Peut-être à Varsovie où j’attendrai que vous veniez me remercier. » L’officier haut gradé retourna rapidement à son siège au côté de l’Empereur et la voiture s’éloigna rapidement. Mais le grand homme continuait de me saluer du chapeau. Je restai immobile, à le regarder disparaître au loin, mes mains serrant le bouquet contre mon cœur, mon esprit empli de mille nouvelles pensées. Je me souviens d’avoir pensé : « Est-ce un rêve ? Ai-je réellement vu et parlé au grand Napoléon, le grand Napoléon qui m’a donné ce souvenir, si flatteur pour mes espérances, un gage qui vaut plus à mes yeux que toutes les richesses du monde ? » Ma compagne me donna des coups de coude et me poussa pour me ramener à la réalité. Nous quittâmes Blonie, n’atteignant la maison que tard en soirée. Je me mis au lit épuisée d’émotions, mais comblée de bonheur. Varsovie était en effervescence. Aucun cœur ne pouvait rester insensible à tant d’enthousiasme. Une étincelle d’amour, d’espérance et d’honneur national s’était transformée en brasier, consumant la population entière, toutes classes et tous âges confondus. Les petits enfants sautaient de joie, tous patriotes de naissance… Comme nous étions heureux ! Nous pensions que par sa seule présence, Napoléon avait libéré notre patrie pour toujours et nos cœurs battaient de joie. J’appris que l’Empereur avait dîné avec le comte, qui avait invité l’élite des dames de haut rang. Merveilleusement belles et spirituelles, elles faisaient honneur à notre pays en déployant leur charme radieux. Quant à moi, satisfaite d’avoir fait mon devoir patriotique bien avant les autres, flattée d’avoir retenu son attention pour un moment et d’avoir reçu de lui une promesse précieuse et un gage, je restai assez modeste pour cacher mon triomphe, le savourant en silence et dans la solitude. Mais ma compagne agit bien différemment. Elle ne garda point notre secret. Un matin peu après, j’étais à peine levée que je reçus un message d’un des plus importants gentilshommes de notre communauté, me demandant le moment le plus opportun pour me rendre visite. Vivement étonnée d’une requête si matinale, je lui fis répondre que je le verrais à midi. Il se présenta à l’heure dite et s’adressa à moi dans les termes les plus avenants et fervents. « Madame, je suis venu vous demander pourquoi vous ne vous êtes pas prévalue de l’occasion d’accepter l’admiration de notre auguste invité, puisque vous êtes l’une des plus belles fleurs de notre pays. Sans mentionner le plaisir que j’aurais moi-même éprouvé à vous voir de près. Dorénavant, nous devrions nous dévouer entièrement à rendre plaisant et agréable le séjour de ce grand homme sur qui se fondent tous nos espoirs. C’est pourquoi je suis venu vous implorer de ne plus vous cacher, et d’accepter une invitation au bal que je donnerai chez moi. Je présume que vous n’avez pas besoin d’être annoncée. » Il sourit et ajouta : « Nous savons tout, Madame. » J’étais assez déconcertée par son rire espiègle, je rougis. Je ne voulais pas montrer que j’avais compris ce qu’il insinuait. « Allons, allons, trêve d’humilité. Ne cachez plus votre charme. Votre secret a été trahi et je vous dirai comment j’ai fait pour connaître votre brillante conquête. Vous devez savoir que jeudi soir dernier, il a dîné au palais. Le comte avait placé autour de la table les plus belles et plus brillantes dames de notre société. Le grand homme a été charmant avec chacune d’elles, mais nous avons remarqué que son attention se fixait plus particulièrement sur la jeune princesse. Heureux d’avoir perçu ce qui semblait une préférence, nous lui avons offert le plaisir de la voir à toutes les festivités données en son honneur. Mais, imaginez ma surprise quand un des officiers de Napoléon me dit : « Il faut admettre que vos dames sont remarquablement supérieures sous tous les angles. Quand l’Empereur est revenu de la réception l’autre soir, il m’a confié ceci : ‘N’avez-vous pas remarqué, Duroc, que les plus belles fleurs auraient pâli en comparaison de cette assemblée de femmes attrayantes... mais qu’est-il arrivé à la jeune femme à qui j’ai remis le bouquet à Blonie?’ Il regrette encore de ne pas l’avoir trouvée. » La comtesse Marie Walewska (née Laczinska) est née en 1786. À l’âge de 18 ans, elle marie le comte Athenase Walewski, de plusieurs années son aîné. Elle lui donne un fils en 1805. Durant l’occupation de la Pologne par les Français, elle rencontre Napoléon et est poussée par ses amis patriotes à devenir sa maîtresse, ce qu’elle est peu disposée à faire de primes abords. Cependant, elle donne finalement son accord, espérant influencer l’Empereur pour qu’il traite la Pologne avec justice. Napoléon et la comtesse tombent amoureux l’un de l’autre et la comtesse devient sa compagne fidèle et aimante. Le 4 mai 1810, elle lui donne un fils, Alexandre Walewski, qu’il fait comte et à qui il laissera plus tard des biens importants, y compris la propriété d’un immeuble au No 48, rue de la Victoire, lequel sera une source de revenus pour la mère. Marie Walewska demeure fidèle à Napoléon jusqu’à son exil à Sainte-Hélène. En septembre 1816, elle marie un cousin éloigné de Napoléon, le comte Philippe-Antoine D'Ornano. Elle meurt en couches en 1817 et son cœur est placé dans la crypte des d’Ornano au cimetière du Père Lachaise. Son corps sera retourné en Pologne. Après la mort de la comtesse, son fils, le comte Alexandre Walewski, effectue de solides études, étant devenu le pupille de son frère, un officier de l’armée française. Plus tard, il s’allie aux Orléanistes, joint la Légion étrangère et sert en Afrique du Nord. C’est à cette époque qu’on lui accorde la citoyenneté française. À son retour en France, il devient ami et collègue d’Adolphe Thiers. Il est nommé ministre à Copenhague juste avant le coup d'état de Louis Napoléon. Toutefois, avant même qu’il n’entre dans ses fonctions, le nouveau gouvernement nomme le comte Walewski ministre à Londres, où il œuvre à la réalisation de l’entente diplomatique entre les deux gouvernements. Cette entente conduira à la visite de Louis Napoléon en Angleterre et à celle de Victoria en France. En Angleterre, le comte Walewski marie Catherine-Caroline Montague, dont le père était le sixième duc de Sandwich. Elle meurt en couches. Au cours d’une affectation diplomatique à titre d’ambassadeur en Italie, le comte Walewski marie une Italienne, Marie-Anne de Ricci, dont la famille était reliée au Prince Poniatowski. Leur fils, lieutenant-colonel de l’armée française, meurt au cours de la Première Guerre mondiale, sans laisser de descendance. Entre ces mariages, le comte Walewski entretient une longue liaison avec la grande actrice Rachel Félix. Leur fils naît à Marly-le-Roi en 1844 (mort en 1898). La descendance actuelle des distingués Walewski est issue de cette lignée. Le comte Walewski a été très actif dans la politique française. Il a été nommé sénateur et, à la mort du duc de Morny, il devint président de l’Assemblée. Il a été membre de l’Académie des beaux-arts. Il est décédé d’une attaque cardiaque à Strasbourg en 1868. "
Marie Walewska, la maîtresse polonaise de l'empereur, est tombée enceinte de ses œuvres, le rassurant sur sa fertilité. L'enfant, Alexandre, futur comte Walewski, naîtra le... 4 mai 1810. marie meurt à paris en 1817.


 

Désirée Clary (1777-1860)

Quel fabuleux destin prestigieux que celui de désirée Clary (Marseille, 1777 - Stockholm, 1860) une obscure fille d'un négociant marseillais : d'abord fiancée à Bonaparte, elle devient, par son mariage avec Bernadotte, reine de Suède.
Au début 1794, Désirée Clary fait la rencontre de Bonaparte, promu inspecteur général des côtes après le siège de Toulon. Désirée Clary a été courtisée tout d'abord par Joseph Bonaparte en 1794 ; puis par son frère Napoléon ensuite. Joseph Bonaparte ne sachant qui choisir entre Désirée et sa soeur Julie demandera conseil à Napoléon. Désirée fait donc la connaissance de Napoléon et il va la courtiser. Napoléon dira que Julie conviendrait mieux au caractére de Joseph. Napoléon frapé par le charme de Désirée lui jure son amour perpétuel et ils se fiancent même. Les deux jeunes gens se fiancent officiellement le 21 avril 1795, malgré les réticences de la famille Clary : "J'ai déjà bien assez d'un Bonaparte dans ma famille !" s'exclame la mère de Désirée. En effet, Julie, la sœur de Désirée, est déjà mariée avec Joseph Bonaparte.
Mais bientôt napoléon part pour Paris, et il entend précipiter le mariage et obtenir le consentement immédiat des parents de Désirée mais il fera une rencontre qui bouleversera sa vie... En effet la rencontre de Joséphine de Beauharnais à Paris,le 15 octobre 1795, par le biais de son ami Paul Barras, Sa rencontre avec Joséphine de Beauharnais (qu'il épouse le 8 mars 1796) fait renoncer napoléon à ce projet de mariage et met un terme aux fiançailles, non sans mauvaise conscience comme en témoigne sa correspondance avec Désirée.
Deux ans plus tard, en 1798, Napoléon présente Désirée à Bernadote pour qu'il se marie. Désirée Clary épouse Bernadotte, un proche de Joseph. En février 1818, Bernadotte devient roi de Suède. Désirée ne s'installe définitivement à Stockholm qu'à partir de 1823, lors des fiançailles de son fils unique avec Joséphine de Leuchtenberg, fille d'Eugène de Beauharnais.
Couronnée officiellement en 1829, la nouvelle reine de Suède passe les dernières années de sa vie dans un isolement croissant. Elle perd son époux (1844), puis sa sœur (1845) et s'éteint en 1860 à l'âge de 83 ans, un an après la mort de son fils. Elle repose dans la principale église luthérienne de Stockholm, aux côtés de son époux.

  


Julie, Clary (1771-1845)

Julie Clary, de son nom complet Marie Julie Clary, née à Marseille le 26 décembre 1771 et décédée le 7 avril 1845 dans la ville italienne de Florence.
Elle est la fille de Francois Clary (1725 - 1794), négociant à Marseille et de Francoise Rose Soumis (1737 - 1815) et la sœur de Désirée Clary.
Julie, de quatre ans l'aînée de Désirée, épouse le 1er août 1794 à Cuges-les-Pins celui qui convoitait d'abord la main de sa sœur : Joseph Bonaparte. Son alliance la rendit Reine de Naples et d'Espagne et eut deux enfants : Zénaïde Bonaparte, et Charlotte Bonaparte.
Julie a connu Joseph Bonaparte à Marseille. Quelques années plus tard, son époux est frère de l'Empereur des Français. La jeune épouse, qui n'apprécie guère les obligations de la Cour, accepte en 1808, sous la pression de l'Empereur lui-même, de rejoindre son époux qui occupe le trône de Naples depuis 1807. Elle s'acquitte cependant avec honneur de ses devoirs de reine. Quand Joseph reçoit la couronne espagnole, Julie préfère rentrer à Paris (9 août 1808) avec ses deux enfants, Zénaïde et Charlotte. Elle y défend la cause de son époux auprès de l'Empereur et gère le patrimoine familial. Reine d'Espagne, elle ne connaîtra jamais ce pays. Lorsque Joseph perd son trône, Julie devient simple comtesse de Survilliers et se retire dans son domaine de Mortefontaine. A la première Restauration, elle s'exile une première fois en Suisse avec son époux, puis, après Waterloo, elle gagne Florence où elle lutte pour obtenir le retour de Joseph, exilé aux Etats-Unis. Ce dernier ne revient en Europe qu'en 1844. Julie s'éteint un an plus tard.