Les animaux

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LE MÉRENS


Le mérens est un cheval qui mesure au garrot entre 1,35 m et 1,55 m, pour une moyenne de 1,45m. Pour certains, il se pose la question de savoir si c' est un cheval ou un poney. En fait, par son allure trapue, sa petite taille et son mode de vie, on le rapprocherait plus du poney. Une crinière fournie et un poil d'hiver épais lui permet d'affronter le froid de la montagne ariègeoise. Sa robe est noire avec quelquefois des marques blanches sur les membres ou sur le front. Doté de membres forts et puissants ainsi que d'une croupe imposante, le Mérens est un excellent animal pour assurer les travaux agricoles. Sous Napoléon premier, les Merens furent les chevaux qui ont pu revenir de la campagne de Russie.

 

LE BARBET

Le Barbet etait le chien préféré des Grognards.
Le Barbet est un chien qui a des origines très anciennes : venu, vraisemblablement, d’Afrique du Nord lors de l’invasion sarrasine au début du VIIIe siècle, migrera dans le sud de l’Espagne. Il franchira ensuite les Pyrénées, pour faire, de nouveau, souche dans l’Aquitaine et le Languedoc. Il reprendra ensuite sa migration vers le nord, en passant par la Vallée du Rhône et se répandra à travers tout le territoire et, plus tard, un peu partout en Europe. Le Barbet subira diverses évolutions durant et après cette période. Le croisement, d'un Barbet et d'un petit épagneul aurait donné naissance au petit Barbet caniche.
Physiquement, le Barbet, est un chien de taille moyenne, d'une assez forte ossature, avec de longs poils broussailleux et frisés ; cette épaisse toison laineuse le protège des intempéries ( il est insensible au froid et à l’humidité ). Sa tête, large et ronde, est moustachue et barbue ( d’où son nom ) ; ses yeux ronds très expressifs sont à moitié cachés par ses longs sourcils frisés. Ses longues oreilles plates et pendantes sont également garnies de longs poils bouclés. La couleur de sa robe est assez variée.
Le Barbet est un animal hors du commun : puissant, courageux et d’un tempérament vigoureux, il est considéré très intelligent, malicieux, sociable et remarquablement attaché à ses maîtres. Infatigable chasseur d’oiseaux aquatiques, il patauge et nage, à travers les roseaux, comme un poisson par tous les temps.
rès répandu au temps de Napoléon, on pouvait rencontrer notre très doué Barbet, doté d’attributions multiples, en tous lieux :
À la campagne, il fut un auxiliaire de chasse très apprécié des braconniers et également utilisé par les paysans comme gardien de la ferme ou pour la conduite des troupeaux ; on le trouvait aussi en mer, comme compagnon des marins. À bord des navires, il servait à rapporter les oiseaux que les matelots tiraient au fusil.
En ville, on pouvait aussi apercevoir notre brave Barbet dans la rue, accompagner les saltimbanques et autres marchands ambulants et surtout, il fut, avec le caniche, le chien préféré des Grognards de la Grande Armée.
Durant tout le 1er Empire, la popularité du Barbet fut particulièrement grande au sein des régiments et de nombreux soldats emmenèrent ( ou adoptèrent ) leurs Barbets ( ou leurs caniches ) parce que, sans doute, ils devaient leur remémorer le foyer qu'ils avaient laissé derrière eux.
Bien qu'ils aient été étroitement liés à la vie militaire, jamais ces animaux ne devinrent des chiens de guerre, dressés dans le but de prendre une part active dans les combats.
Il faut aussi tout de même préciser que "Caniche" et "Barbet" représentaient, aux yeux de la plupart des gens de cette époque, le même chien.
Pour un Grognard de la Grande Armée, un grand et gros caniche bien frisé et bien crotté pouvait aisément passer pour un Barbet et vice versa ; d'où une certaine confusion dans les témoignages de ces soldats.

Le Barbet, héros de tous les faits cités en l’honneur de la race canine
C’est donc un Barbet qui fut immortalisé par Jacques Onfroy de Bréville, dit JOB, dessinateur-illustrateur (1858-1931), qui représenta le fameux Moustache décoré par le Maréchal Lannes après la bataille d’Austerlitz ; c’est un Barbet que le peintre Horace Vernet nous représente recevant avec reconnaissance les soins de deux soldats sur un autre champ de bataille ; c’est également un Barbet que ce même peintre nous montre léchant le visage d’un "trompette" blessé, étendu près de son cheval ; c’est encore un héroïque et généreux Barbet qui, lorsque son maître va être fusilier, se dresse contre lui comme, pour le protéger et recevoir, en même temps que lui, les balles meurtrières.
Le Barbet déploie une très grande aptitude à comprendre et à exécuter des tours de force et d’adresse. Et c’est très certainement au sein des régiments de la Grande Armée que furent obtenus les résultats d’instructions les plus étonnants.
Nombreuses sont les prouesses par lesquelles le Barbet a su mériter les faveurs d’un régiment. Ce n’est, non seulement, par sa physionomie éveillée et sa brillante intelligence qu’il se rend cher au soldat, c’est aussi par sa rusticité et sa robustesse, par la franchise et la bonté de son caractère, par son courage, son dévouement et par la grande sincérité du désintéressement de son affection.
Il représente le complice, le bon camarade et l’auxiliaire idéal sur lesquels le troupier napoléonien pouvait compter dans toutes les circonstances.

Quelques illustres Barbets au temps de Napoléon

Moustache : Sans doute, l’un des plus célèbres Barbets de l’Histoire.
À la bataille d’Austerlitz, l’héroïque chien ramena dans les lignes françaises l’étendard du régiment, tombé sur le champ de bataille, à la mort du porte-drapeau. L’intrépide Barbet, qui fut blessé dans cette course effrénée, sera décoré, par le Maréchal Lannes en personne, pour acte de bravoure.

Moffino : Le Barbet napoléonien le plus célèbre juste après « Moustache ». Il fut présent à la campagne de Russie dans un régiment italien, traversa la Bérézina et parcourut plus de la moitié de l’Europe, au prix de souffrances atroces, pour retrouver son maître à Milan.

Tofino : un autre Barbet italien qui fut la mascotte d’un régiment de vélites. À la caserne, il montait toujours la garde auprès de son maître devant la guérite et faisait le salut militaire. Son maître fut tué lors de la traversée de la Bérézina et revint seul à la caserne.
Corps-de-garde : Ce Barbet sauva plus d’une fois ses frères d’armes d’une embuscade ; il courait en éclaireur lorsque son régiment marchait et aboyait au moindre danger. Au combat, il était toujours auprès du porte-drapeau.

Barbuche : Ce pauvre Barbet perdit une patte en voulant défendre un jeune tambour qui fut tué lors d’un combat.

Crotteur : C’est l’histoire d’un Barbet qui fut le compagnon et le complice d’un jeune garçon, «décrotteur», de par son métier, dans les rues de Paris. Cet astucieux Barbet avait été dressé par son maître pour salir les souliers des passants qui n’avaient plus qu’à se précipiter vers le «décrotteur» pour les faire nettoyer.

Le Barbet de Beaumanoir : L’histoire d’un fidèle et désespéré Barbet qui n’accepte pas la disparition de son jeune maître dans des circonstances tragiques.