Les grandes batailles

 

 

Les victoires de la Grande Armée ont fait les honneurs de la France,
mais aussi les malheurs...






 


 

    Le terme "Forces" désigne le nombre de soldats et de "matériels" en présence avant l'affrontement.
    Le terme "Pertes" s'explique encore mieux, c'est le nombre de morts, de blessés et de prisonniers après l'affrontement.
    La couleur bleu représente les forces napoléoniennes.
    La couleur blanche représente les forces ennemis.



 

  Siège de Toulon ( 7 septembre - 19 décembre 1793, FRANCE )    


 

  Bataille de Montenotte ( 12 avril 1796, ITALIE )    


 

  Bataille de Millesimo ( 13 - 14 avril 1796, ITALIE )    


 

  Bataille de Lodi ( 10 mai 1796, ITALIE )    


 

  Bataille de Borghetto ( 30 mai 1796, ITALIE )    


 

  Bataille de Lonato ( 2 - 3 août 1796, ITALIE )    


 

  Bataille de Castiglione ( 5 août 1796, ITALIE )    


 

  Bataille de Rovereto ( 4 septembre 1796, ITALIE )    


 

  Bataille de Bassano ( 8 septembre 1796, ITALIE )    


 

  Bataille de Caldiero ( 12 novembre 1796, ITALIE )    


 

  Bataille d'Arcole ( 15 - 17 novembre 1796, ITALIE )    


 

  Bataille de Rivoli ( 14 janvier 1797, ITALIE )    


 

  Bataille de Mantoue ( 16 janvier 1797, ITALIE )    


 

  Capitulation de Malte ( 11 juin 1798, MALTE, Mer Méditerranée )    


 

  Bataille des Pyramides ( 21 juillet 1798, EGYPTE )    


 

  Bataille navale d'Aboukir ( 1er août 1798, Mer Méditerranée )    


 

  Bataille de Jaffa ( 7 mars 1799, EGYPTE )    


 

  Siège de Saint-Jean-d'Acre ( 17 - 21 mars 1799, PALESTINE )    


 

  Bataille du Mont Thabor ( 16 avril 1799, EGYPTE )    


 

  Bataille terrestre d' Aboukir ( 25 juillet 1799, EGYPTE )    


 

  Bataille de Marengo ( 14 juin 1800, EMPIRE AUTRICHIEN )    


 

  Bataille d' Ulm ( 20 octobre 1805, EMPIRE AUTRICHIEN )    


 

  Bataille de Trafalgar ( 21 octobre 1805, Mer Méditerrannée )    


 

  Bataille d' Austerlitz ( 2 décembre 1805, EMPIRE AUTRICHIEN )    


 

  Bataille d' Iéna ( 14 octobre 1806, PRUSSE )    


 

  Bataille de Czarnovo ( 23 décembre 1806, POLOGNE )    


 

  Bataille d' Eylau ( 8 février 1807, PRUSSE ORIENTALE )    


 

  Bataille de Heilsberg ( 10 juin 1807, PRUSSE )    


 

  Bataille de Friedland ( 14 juin 1807, PRUSSE ORIENTALE )    


 

  Bataille de Bailen ( 22 juillet 1808, ESPAGNE )    


 

  Bataille de Somosierra ( 30 novembre 1808, ESPAGNE )    


 

  Bataille d' Abensberg ( 20 avril 1809, BAVIERE )    


 

  Bataille de Landschut ( 21 avril 1809, BAVIERE )    


 

  Bataille d' Eckmühl ( 22 avril 1809, BAVIERE )    


 

  Bataille de Ratisbonne ( 23 avril 1809, BAVIERE )    


 

  Bataille d' Essling ( 21 - 22 mai 1809, EMPIRE AUTRICHIEN )    


 

  Bataille de Wagram ( 5 - 6 juillet 1809, EMPIRE AUTRICHIEN )    


 

  Bataille de Smolensk ( 17 - 18 août 1812, RUSSIE )    


 

  Bataille de La Moskova ( 7 septembre 1812, RUSSIE )    


 

  Bataille de Krasnoïé ( 24 ocotbre 1812, RUSSIE )    


 

  Bataille de Lützen ( 2 am 1813, SAXE )    


 

  Bataille de Bautzen ( 20 - 21 mai 1813, SAXE )    


 

  Siège de Dresde ( 26 - 27 août 1813, SAXE )    


 

  Bataille de Leipzig ( 16 - 19 octobre 1813, SAXE )    


 

  Bataille de Hanau ( 30 - 31 octobre 1813, SAXE )    


 

  Bataille de Brienne ( 29 janvier 1814, FRANCE )    


 

  Bataille de Champaubert ( 8 septembre 1814, FRANCE )    


 

  Bataille de Montmirail ( 11 février 1814, FRANCE )    


 

  Bataille de Château-Thierry ( 12 février 1814, FRANCE )    


 

  Bataille de Montereau ( 18 février 1814, FRANCE )    


 

  Bataille de Ligny ( 16 juin 1815, BELGIQUE )    


 

  Bataille de Waterloo ( 18 juin 1815, BELGIQUE )    


 


    Au total, Napoléon a remporté 44 batailles rangées ( plus 13 autres "accrochages" mineurs remportés également ) et perdu 5 batailles rangées et 2 batailles navales. De 1793 à 1815, toutes ces batailles ont coûté la vie à près d'un million hommes de toutes les nationalités, dont 400 000 français.

 

 

RIVOLI

 


La bataille de Rivoli eu lieu le 14 janvier 1797.
Guerre de la 1ère coalition (1792-1798) -Campagne d’Italie (1796-1797)


Rivoli est situé en Italie, c'est un village entre les lacs Garda et Adige, une vingtaine de km au nord de Vérone.
Malgré sa récente défaite lors de la bataille d’Arcole, Alvintzy utilise une manœuvre similaire. Il conserve 28.000 hommes avec lui et en envoie 15 000 autres par l’est vers Vérone. Napoléon décide de concentrer le gros de ses forces contre lui. 10.000 hommes commandés par Joubert prennent position sur un plateau entre les deux lacs, à Rivoli. Masséna arrive de Vérone à marches forcées avec 6.000 hommes alors que Augereau garde la ville avec 9.000 hommes. Les généraux Rey et Victor rejoignent Napoléon avec 6.000 autres hommes. Enfin, 8.000 maintiennent le siège de Mantoue malgré une garnison de 28.000 hommes. L’attaque autrichienne se développe en 6 colonnes : 3 sur le centre du dispositif français, une sur chacune de ses ailes et une dernière plus loin sur ses arrières. Le centre recule et l’aile droite est attaquée par la colonne autrichienne la plus à l’est quant Masséna arrive. Stabilisé à droite, les troupes françaises contre-attaque à gauche, détruisant la colonne du flanc droit autrichien et attaquant son centre du même côté. Repoussé hors du champ de bataille Alvintzy tente de regrouper ses forces quant ses poursuivants mettent fin à ses efforts par une nouvelle attaque de flanc.

 

LES PYRAMIDES

 

La bataille des pyramides eut lieu le 21 juillet 1798.

Expédition française en Égypte (1798-1801).


Elle s'est déroulé en Égypte, autour de Gizeh, près du Caire. Bonaparte, fort de ces victoires remportées en Italie, est dangereux pour le Directoire. Très populaire, surtout chez le petit peuple parce que sortit du rang, il est capable à tout moment de renverser le gouvernement corrompu, d'autant qu'il a le soutient de l'armée. On lui propose d'envahir l'Angleterre. Il sait que l'opération est risqué, du moins pas avant d'avoir détruit la flotte anglaise, chaque jour plus redoutable. Il lui vient alors une idée qui lui restera toute sa vie : affaiblir l'Angleterre "économiquement". Il sait que la Grande-Bretagne vit surtout du commerce (et du pillage...) de l'une de ses colonies, l'Inde. "La route des Indes" est le chemin le plus emprunté par les commerçants, il suffirait de la couper. Les directeurs donnent leur accord, pensant être débarrassés de Bonaparte pendant longtemps. Napoléon prend avec lui les meilleurs soldats, celui qu'il a connu en Italie, mais aussi ceux des armées du Nord, très expérimentés par plus de 6 ans d'affrontements ininterrompus. Il embarque aussi avec lui des savants, des mathématiciens, des géographes, des historiens, et des spécialistes de l'Égypte (Champollion sera présent lors de cette expédition). Les trois cents navires nécessaires à l'embarquement des 30 000 hommes ainsi que le matériel font une escale nécessaire sur l'île de Malte. L'escadre française échappe de peu à la flotte anglaise, commandée par l'amiral Nelson. L'expédition d'Égypte arrive sans encombre à Alexandrie. Les musulmans ont trop confiance dans leur armée pour attaquer les français pendant le débarquement. L'armée française, maintenant parfaitement organisée, se dirige vers le Caire où attendent les arabes mamelouks de Mourad Bey, leur chef. L'issu de la bataille, si elle est française, se conclura par la prise du Caire. Napoléon a bien étudié ces mamelouks : de fiers cavaliers, très puissants et habiles, des sabreurs implacables. La seule solution qui se présente est celle de la formation en carrés, méthode améliorée de l'armée romaine antique ! Un carré de 2000 hommes de côtés, répartis sur 5 lignes, trois mobiles et deux statiques, en soutien. La charge, pourtant rapide et puissance, se heurte contre ce mur de tirs et de boulets qui s'abat sur les pauvres cavaliers comme un éclair. Mourad Bey cherche à se replier, en bon ordre, et galvaniser ses troupes pour lancer une seconde attaque. Mais il avait oublié la présence du général Desaix au sud de ses positions. Les ennemis sont divisés et écrasés séparément, suivant la méthode chère à Napoléon. Le frère du général mamelouk, Ibrahim Bey, voyant la scène de l'autre côté, attend prudemment, puis ramène les fuyards après la bataille. La victoire est totale, et jamais Napoléon n'eut aussi peu de pertes : les français ont 40 morts et plus de trois cents blessés contre... 20 000 mamelouks tués, 10 000 blessés ou fait prisonniers.
La route du Caire est libre, et Napoléon y entre le 24 juillet. Malgré tout, la campagne d'Égypte finira en déroute pour l'armée française, avec la défaite d'Aboukir le 1er août (où la flotte française est anéantie par l'Amiral anglais Nelson), faisant de Napoléon et son armée les prisonniers d'un pays qu'ils venaient de conquérir, et le siège inutile de Saint-Jean d'Acre en Syrie de mars à mai 1799. Napoléon attendra plus d'un an avant de s'embarquer seul pour la France à bord de la frégate Muiron, le 23 août 1799, laissant son armée au général Kléber. Impressionné par la vaillance et la prestance des Mamelouks, Napoléon en intègre une petite unité dans sa garde. Elle prendra part avec éclat à toutes les campagnes jusqu’en 1815.

 


AUSTERLITZ

 


La bataille d'Austerlitz dit aussi bataille des trois empereurs eut lieu le 2 décembre 1805 (Exactement 1 an après le sacre de Napoléon 1er). Elle met un terme à la campagne d'Autriche (1805) avec les Austro-Russes, membres de la troisième coalition (1805-1807). Cette bataille est un des grands classiques de l’histoire militaire, au même titre que Arbèles ou Cannes, ce qui place Napoléon sur le même rang que des stratèges comme Alexandre le grand et Hannibal. La prise de 45 étendards suffit à démontrer l’ampleur de la victoire.
Austerlitz, en tchèque Slavkov, est un bourg du sud de la Moravie, en Tchéquie, situé à une vingtaine de kilomètres à l'est de Brno. Napoléon cherchait la bataille décisive depuis quelques jours, alors que les Austro-Russes s'y refusaient, Kutusov attendant l'arrivée d'un corps d'armée en renfort. Ayant reconnu le terrain à la fin de novembre, Napoléon Ier manœuvra afin de se laisser couper de la route de Vienne par les forces adverses. Se sentant en position de force, celles-ci acceptèrent le combat, sur le plateau de Pratzen, que Napoléon Ier occupait le 30 novembre. Lorsque les Austro-Russes approchèrent, il abandonna cette position dominante à ses ennemis.
Au matin du 2 décembre, les Autrichiens occupaient le plateau de Pratzen, orienté Nord-Sud, avec deux corps d'armée, l'un formant le centre du dispositif des coalisés, et l'autre l'aile gauche. Les Russes formaient l'aile droite. Face à eux, séparés par un ruisseau qui coulait au pied du plateau, se trouvaient deux corps français seulement, placés en face du centre et de l'aile droite ennemis : l'aile droite française, commandée par Davout, était encore en chemin le matin de la bataille. Les premiers éléments arrivèrent une heure avant le lever du soleil.
Voyant l'aile droite française dégarnie, François II fit faire mouvement vers le sud à ses deux corps, pour envelopper l'armée française par un mouvement tournant. Le corps incomplet de Davout eut à soutenir le choc de ce mouvement. Quand le mouvement autrichien fut suffisamment engagé, Napoléon Ier fit attaquer son centre, commandé par Soult, qui escalada le plateau, et tomba sur le flanc du corps autrichien en mouvement. Il provoqua une débandade, qui finit dans un lac gelé au Sud, et coupa les soldats autrichiens des Russes, que Kutusov fit reculer en bon ordre afin de les préserver.
Napoléon Ier utilisa une manœuvre inhabituelle car lorsque les forces de Kutusov attaquèrent : il n'accorda à son flanc droit que le minimum de renforts pour résister permettant d'envoyer 17 000 hommes charger le centre adverse. Ce dernier, après une violente fusillade, fut mis en déroute, ce qui sépara l'armée alliée qui recula rapidement.
Cette bataille entre dans la légende de la stratégie et de la communication militaire. À son issue, l'Empereur proclame son plus célèbre discours.
La Victoire française décisive fut suivie du traité de Presbourg (aujourd'hui Bratislava, capitale de la Slovaquie), qui marqua la fin de la troisième coalition, consacra la fin du Saint Empire romain germanique et reconnut la souveraineté de la France sur l'Italie.
Le poste de commandement de Napoléon se trouvait sur une petite éminence qui domine les plaines alentour. Une table d'orientation représentant la disposition des différentes armées y a été installée, sous un bouquet d'arbres. Les quelques dizaines de mètres carrés alentours appartiennent à la France.


 

Proclamation de l’Empereur Napoléon après Austerlitz - 3 décembre 1805

«Soldats ! Je suis content de vous. Vous avez à la journée d’Austerlitz, justifié tout ce que j’attendais de votre intrépidité ; vous avez décoré vos aigles d’une immortelle gloire. Une armée de cent mille hommes, commandée par les empereurs de Russie et d’Autriche, a été, en moins de quatre heures, ou coupée ou dispersée. Ce qui a échappé à votre fer s’est noyé dans les lacs. Quarante drapeaux, les étendards de la garde impériale de Russie, cent vingt pièces de canon, vingt généraux, plus de trente mille prisonniers, sont les résultats de cette journée à jamais célèbre. Cette infanterie tant vante, et en nombre supérieur, n’a pu résister à votre choc, et désormais vous n’avez plus de rivaux à redouter. Ainsi, en deux mois, cette troisième coalition a été vaincue et dissoute ; La paix ne peut plus être éloignée, mais, comme je l’ai promis à mon peuple avant de passer le Rhin, je ne ferai qu’une paix qui nous donne des garanties et assure des récompenses à nos alliés.

Soldats, lorsque le peuple français plaça sur ma tête la couronne impériale, je me confiai à vous pour la maintenir toujours dans ce haut éclat de la gloire qui seul pouvait lui donner du prix à mes yeux. Mais dans le même moment, nos ennemis pensaient à la détruire et à l’avilir ! Et cette couronne de fer, conquise par le sang de tant de Français, ils voulaient m’obliger à la placer sur la tête de nos plus cruels ennemis ! Projets téméraires et insensés que, le jour même de l’anniversaire du couronnement de votre Empereur, vous avez anéantis et confondus ! Vous leur avez appris qu’il est plus facile de nous braver et de nous menacer que de nous vaincre. Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de notre patrie sera accompli, je vous ramènerai en France ; là vous serez l’objet de mes plus tendres sollicitudes. Mon peuple vous reverra avec joie, et il vous suffira de dire « J’étais à la bataille d’Austerlitz », pour que l’on réponde, « Voilà un brave ».

 

 

IENA

 


La bataille se déroule le 14 octobre 1806. Guerre de la 4e coalition (1806-1807).
Campagne d’Allemagne (1806).

 

Iena est un village en Allemagne, 20 km à l’est de Weimar.
Le 8 octobre Napoléon concentre ses troupes pour envahir la Prusse. Il forme trois colonnes parallèles séparées d’une quinzaine de km qui avancent rapidement et dépassent le flanc gauche prussien. L’empereur ordonne alors à Davout et Bernadotte de se déplacer vers l’ouest pour couper les lignes de communication ennemies pendant qu’il concentre le reste de ses forces à Iéna. Seul Davout interprète bien ses ordres. Il va se retrouver en situation de bloquer le gros de l’armée prussienne, commandé par Brunswick, à Auerstadt. Le reste de l’armée prussienne est dispersé entre Weimar et Iéna pour protéger la manœuvre de Brunswick. Napoléon balaie son adversaire du champ de bataille sans même avoir à engager la totalité des troupes à sa disposition (100.000 hommes). Son assaut est soutenu par une grande batterie mise en place à grand peine sur les hauteurs de Landgrafenberg. Les compagnies d’artillerie cheval du corps de Lannes précipitent même la déroute de l’ennemi en se portant en avant de l’infanterie pour des tirs à courte portée (150 mètres).Pendant ce temps Davout résiste aux assauts de Brunswick dont l’armée se désagrège à la nouvelle de la défaite de Iéna. Les deux victoires, obtenues le même jour à une vingtaine de km de distance, se terminent par la destruction de l’armée prussienne.
Le 13 octobre, les Français se dirigent vers la Saale, et le maréchal Lannes met en déroute l'avant-garde allemande, dirigée par le prince Louis-Ferdinand de Prusse qui est tué au cours de la bataille. Au nord et le même jour, Davout détruit la moitié de l'armée prussienne à Auerstäedt. Mais Napoléon, posté à Iéna, ne l'apprendra que le soir du 14 octobre. Soult, sur la droite, avec sa puissante artillerie, pilonne les positions prussiennes dès 7 heures les obligeant à se replier. Ney se poste en avant-garde et contient les contre-offensives allemandes. Face à lui, le général prussien Hohenlohe, visionnaire militaire de son temps, sait que ses hommes n'ont pas été entraînés, et que la bataille va sûrement être perdue. Messembach, son ami général, le rejoint au moment où la situation devient critique. Les Prussiens se positionnent sur le plateau d'Iéna, une position favorable.
Napoléon décide de faire passer ses hommes et le matériel par un vaste champ de vignes bordant tout le plateau ; les maréchaux approuvent cette directive, car les plantations cachent les Français montant la colline. L'artillerie a du mal à faire l'ascension, la pente étant trop raide. L'Empereur joue le tout pour le tout, il décide de lancer l'assaut sans l'aide de l'artillerie. Celui-ci débute à 6 heures du matin, sur des Prussiens ébahis et mal réveillés. La victoire est totale, et les derniers régiments qui tentaient de s'enfuir sont pilonnés par l'artillerie ayant finalement réussi à gravir les derniers mètres pendant la bataille.
 

 



FRIEDLAND

 


La bataille de Friedland c'est déroulé le 14 juin 1807. Guerre de la 4e coalition (1806-1807). 

Campagne de Pologne (1807).


Friedland est un village situé en Lituanie, une quarantaine de km au sud-est de Kaliningrad (Köenigsberg).
Napoléon veut en finir avec l’armée russe qui lui a déjà échappé, notamment à Eylau. Il envoie Lannes (17.000 hommes) retarder sa retraite, le temps de rassembler le reste de ses troupes.Bennigsen dispose de 61.000 hommes (plus 20.000 autres dans les environs). Il franchit la river Alle avec 46.000 hommes mais Lannes mène une superbe bataille défensive en limitant l’avance russe à quelques kilomètres. Napoléon prend alors personnellement le commandement avec l’arrivée progressive de ses troupes. Vers 5 heures de l’après-midi, il dispose de 80.000 hommes et déclenche son attaque. Le corps de Ney est arrêté par les feux de l’artillerie russe et par de violentes charges de cavalerie. Le corps de Victor est alors envoyé en renfort. Sénarmont, qui commande l’artillerie du corps, forme deux batteries de 15 pièces et les placent aux deux ailes du dispositif français, à moins de 500 mètres de l’ennemi. Puis il les rapproche à 200 ou 300 mètres, voire moins, décimant les rangs russes. En deux heures de combats acharnés, l’aile gauche russe est détruire et le reste de l’armée est repoussé dans Friedland. Une heure plus tard, elle refluent en désordre à travers la rivière. La victoire est rendu possible par l’action de Lannes qui fixe le gros des forces russes et empêche Bennigsen de retraiter vers la Russie une nouvelle fois.
 

 



WAGRAM

 


La bataille de Wagram eut lieu le 5-6 juillet 1809.
Guerre de la 5e coalition (1809).
Campagne d’Autriche (1809).


Wagram est un village autrichien a une quinzaine de km au nord-est de Vienne
La bataille de Wagram, se déroula autour de l'île de Lobau sur le Danube et eut pour résultat la victoire des armées françaises sous le commandement de Napoléon Bonaparte sur les Autrichiens dirigés par l'archiduc Charles.
Un mois et demi après son échec (Aspern-Essling), Napoléon s’apprête de nouveau à franchir le Danube pour attaquer l’armée de l’archiduc Charles.Alors que les Autrichiens s’attendent à le voir utiliser l’île de Lobau comme base de départ, Napoléon choisit de faire traverser son armée en aval, dans la nuit du 4 au 5 juillet. Au matin il consolide ses positions et avance vers le village de Wagram. Puis, désireux de vaincre avant l’arrivée de troupes de renforts amenées par l’archiduc John (15.000 hommes), il attaque l’aile gauche autrichienne. L’archiduc Charles réagit en essayant de couper la Grande Armée de sa tête de pont, menaçant également le flanc gauche de son ennemi. La bataille reste indécise toute la journée.Le lendemain, les deux adversaires reprennent le même plan d’opération. Les Autrichiens sont les premiers en action et bousculent le corps saxon de Bernadotte. Mais l’indécision des subordonnés de Charles et le feu des batteries placées sur l’île de Lobau favorisent un redressement français. L’attaque de Davout progressant difficilement face à l’aile gauche autrichienne, Napoléon masse son artillerie face au centre ennemi et lance à l’assaut une colonne de 8.000 hommes. Le centre autrichien cède et l’Archiduc Charles fait retraiter son armée en bon ordre malgré les pertes subies.
L’artillerie joue un rôle prépondérant dans la victoire française. Plus de cent pièces, dont trente de fort calibre, sont installées dans l’île de Lobau. Le 6 mai, l’assaut sur le centre autrichien est soutenu par une grande batterie de 100 pièces. Mais l’artillerie à cheval de la Garde mène aussi une véritable charge avec des pièces qui viennent faire feu à bout portant pour préparer la voie à la colonne d’infanterie de Macdonald. L'artillerie fut un facteur majeur dans cette bataille où 300 000 soldats furent engagés dont 80 000 y laissèrent la vie.